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mise à jour : 12.08.2016 / BR
Département Patrimoine ...

 

Histoire et Patrimoine de Saint-Etienne œuvrent depuis les origines de l'association à la recherche, la protection et la valorisation du patrimoine stéphanois.

Le patrimoine stéphanois petit et grand mérite l'attention. Seule une recherche partagée, tous partenaires publics et privés confondus, peut assurer sa mise en valeur.

Ce département a été à l'initiative, avec le soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles, service de l'Inventaire, d'une étude du patrimoine architectural XIXe-XXe siècles de notre ville, qui a débouché en 2000 sur l'obtention pour Saint-Etienne du label Ville d'Art et d'Histoire, et en 2002 sur le projet de ZPPAUP (voir le numéro 208 de la revue de l'Association). Deux zones sont créées en juin 2004.
Pour consulter le dossier spécial sur la pré-étude de l'inventaire, réalisée en 1992-1994.
L'inventaire topographique du patrimoine stéphanois est disponible en ligne sur le site du Conseil Régional (www.patrimoine.rhonealpes.fr). Cet Inventaire topographique du patrimoine de la ville de Saint-Etienne est également consultable via une cartographie (géolocalisation par Maps google). Cet inventaire a été conduit par Cendrine Sanquer, dans le cadre d'une convention entre la Ville de Saint-Etienne et la DRAC.

Actualité 2014 :

Notre exposition "Nos monuments historiques, un siècle de patrimoine" est à présent en ligne sur le site Internet du Musée du vieux Saint-Etienne ... ..

 

     
    La recherche dans le domaine du patrimoine ... le pré-inventaire architecture XIXe - XXe s.
    Liste des Monuments Historiques à Saint-Etienne + ZPPAUP - et Liste des MH de Saint-Etienne points Google Earth / Google.maps
    Actualité du patrimoine stéphanois ...
    Le programme des Journées Européennes du Patrimoine ...
  Le patrimoine stéphanois et les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication

 

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LA RECHERCHE

1 - Les plafonds en fougère une particularité architecturale de notre région forézienne. Une stagiaire va effectuer des recherches importantes de prospection du côte de l'Italie (printemps 2007).

2 - La ferronnerie du XVIIe au XXe s. dans la ville ...
Cette recherche donna lieu à une exposition d'environ 800 clichés. Actuellement une stagiaire effectue un travail complémentaire pour la mise aux normes de l'inventaire général de ce travail de repérage.
Pour consulter le dossier de presse de l'exposition.

3 - L'emploi du grès houiller stéphanois dans la sculpture forézienne.
L'association des Amis du Vieux Saint-Etienne a présenté du 14 au 30 septembre 1998 au Musée du Vieux Saint-Etienne une exposition autour du thème " Le grès houiller stéphanois : de la carrière à la sculpture - XVIe - XVIIe siècles ".
Pour consulter le dossier de l'exposition.

4 - L'Inventaire du patrimoine architectural XIXe-XXe s. à Saint-Etienne
Les Amis du Vieux Saint-Etienne sont à l'origine de l'inventaire (normes ministère de la Culture) du patrimoine architectural XIXe-XXe s. à Saint-Etienne.
Pour consulter le dossier spécial sur la pré-étude de l'inventaire.

 

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LISTE DES IMMEUBLES PROTÉGÉS AU TITRE DES LÉGISLATIONS SUR LES MONUMENTS HISTORIQUES ET SUR LES SITES DANS LA COMMUNE DE SAINT-ETIENNE
et
ZPPAUP (Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager).

Voir lles MH sur une carte de Saint-Etienne géolocalisation des MH stéphanois sur un carte avec notice + photographie (maps google et google earth)

Voir lles MH sur une carte de Saint-Etienne Liste avec photographie des MH stéphanois (Google street view)

- La "Grand'Eglise" ou église Saint-Etienne/Saint-Laurent, à l'exception de la partie haute (moderne) du clocher (Inv. MH : 29 décembre 1949).
- Église de Valbenoîte, à l'exception de la façade et du clocher (Inv. MH : 29 décembre 1949).
- 5, place Boivin. Maison dite "François 1er" : façade et toiture (Inv. MH : 29 décembre 1949) ; en totalité y compris la cour et le logis sur cour (Classement M.H. 17 novembre 1998).
- 13 bis, rue Gambetta et 18, rue José Frappa ; Ancien Hôtel Jullien-Chomat de Villeneuve : façades et toitures; pièces voûtées et à boiseries du rez-de-chaussée et du premier étage (Inv. MH : 17 janvier 1967).
- Chapelle de la Charité en totalité, située 40, rue Pointe Cadet, ainsi que les deux sacristies se trouvant au chevet de la chapelle et l'escalier monumental avec sa rampe à balustres à l'ouest de la grande sacristie (Inv. MH : 7 novembre 1979).
- Maison, 4, rue du Théâtre : façades et toitures (Inv. MH : 5 février 1982).
- Immeuble dit du "Grand-Cercle", 15, place de l'Hôtel de Ville, avec retour place Dorian et rue Général-Foy. Immeuble : façades et toitures; salle de lecture et grand salon avec leur décor au 3ème niveau (Inv. MH : 21 décembre 1984).
- Place Jean Jaurès. Kiosque à musique (Inv. MH : 2 février 1987).
- "Immeuble sans escalier" dit "Chalet Bizillon", 54, boulevard Daguerre. Immeuble : façades et terrasses; espace intérieur avec cour, rampe d'accès hélicoïdale, façades et verrières (Inv. MH : 21 février 1989).
- "Immeuble sans escalier" dit "Chalet Bizillon", 56, boulevard Daguerre. Immeuble : façades et terrasses; espace intérieur avec cour, rampe d'accès hélicoïdale, façades et verrières (Inv. MH : 21 février 1989).
- 7, rue de la Richelandière. Hôtel particulier "Hatier": façades et terrasses (rue de la Richelandière et rue des Trois Jaley); clôtures extérieures (rue de la Richelandière); espace central avec hall, escaliers, verrières (Inv. MH : 29 mars 1989).
- 16, place Jean Jaurès - 2, rue Robert et 11, rue Rouget de l'Isle, Immeuble "La Loire Républicaine" : façades et toitures (Inv. MH 29 avril 1991).
- 5, place Anatole France. Hôtel particulier " Palais Mimard " en totalité (Inv. MH : 29 avril 1991).
- 2, avenue de la Libération, et 2, rue des Martyrs de Vingré, immeuble Modern'Style, immeuble "Preynat-Séauve", façades et toitures, (Inv. MH : 24 février 1994).
- Église Sainte Marie, rue Élise Gervais, et 1, rue Sainte-Marie, en totalité. (Inv. MH : 17 août 1994).
- La Bourse du travail, 10, cours Victor Hugo : façades et toitures, le noyau central constitué du péristyle, de la salle Sacco et Vanzetti, et de la salle des fêtes ... (Inv. M.H. : 3 juin 2002).
- L'ancienne Chambre de Commerce, 36, rue de la Résistance, façades et toitures, ainsi que les deux jardins attenant et les deux fontaines, la salle d'honneur.. (Inv. M.H. : 29 mai 2002).
- L'ancienne Condition des Soies, 14 rue Elisée Reclus / 21 rue d'Arcole, façades et toitures, escalier avec sa cage. (Inv. M.H. : 29 mai 2002).
- Hôpital de la Charité, Bâtiment administratifs des Hospices Civils de Saint-Etienne, 39, rue Michelet, façades et toitures, montée d'escalier, palier du premier étage et salle d'honneur. (Inv. M.H. : 2 décembre 2002).
- Centrale énergétique de la Manufacture Française d'Armes et Cycles (dite Manufrance), 53, cours Fauriel, façades et toitures, et le matériel industriel à l'intérieur du bâtiment : tableaux électriques, pont roulant et deux moteurs. Inv. M.H. : 22 décembre 2002).
- Immeuble rubanier, 11, rue de la République, façades et toitures.(Inv. M.H. : 3 juin 2002).
-
Immeuble rubanier, 13, rue de la République, façades et toitures.(Inv. M.H. : 28 mars 2003).
-
Immeuble moderne, Architecte Auguste Bossu, 11, rue des Creuses, façades et toitures (Inv. M.H. : 28 mars 2003).
- Ancienne Manufacture d'armes de Saint-Etienne (bâtiment de l'horloge, grille, portail, les jardins, les murs de soutènement, les balustres, le monument aux morts, la grande usine appelée "double H" avec sa salle des moteurs, l'ancienne usine des meules et l'atelier d'ajustable ; sis 18 rue Bergson (Inv. M.H. : 18 juillet 2005 + arrêté complétif du 20 mars 2006.).
- Hôtel Bernou de Rochetaillée, 5 place du Peuple, façades, toitures et parties communes : inscription par arrêté du 4 juillet 2007.
- Immeuble Art nouveau, 30 rue Saint-Jean / 30, rue Pierre Berard, Immeuble et ses parties communes : inscription par arrêté du 4 juillet 2007.
- Immeuble, 14 rue François Gilet / rue Pierre Berard, Immeuble, façade et toitures:: inscription par arrêté du 4 juillet 2007.
- Immeuble, 5 rue Traversière (rue), Immeubles et ses parties communes : inscription par arrêté du 4 juillet 2007.
- Site minier Puits Couriot : comprenant les bâtiments, la plateforme basse et les Crassiers. Inscription par arrêté du 22 avril 2010 (Classement M.H., janvier 2011)
- Ancien Hôtel des Ingénieurs,(1904) 19 rue du Grand Moulin - (Inv. MH : 27 juillet 2007, façade, toiture et cage d'escaliers).
- Eglise Saint-François-Régis (1912-1944), place Louis Doron - (Inv. MH : 14 mai 2008, en totaité, sacristie).
- Magasins "Les Nouvelles Galeries" (1894), 15 rue Gambetta - (Inv. MH : 27 juin 2007, façade et toitures).
- Tombe Smith, cimetière du Crêt de Roch, îlot 4. (Inv. MH : 30 juin 2009)
- Le Temple protestant, 19-21 rue Elisée Reclus (Inv. MH : 8 mars 2011)
- Restes du château de ROCHETAILLEE (Inv. MH : 5 avril 1930). Ruines du château et rocher qui les supporte (parcelle n. 356, section A du cadastre) (S. Cl. : 2 janvier 1942).
- SAINT-VICTOR-SUR-LOIRE : église, parties anciennes (Inv. MH 14 novembre 1980).

La liste complète des MH dans le département de la Loire (Site Internet de la DRAC Rhône-Alpes), format pdf.

ZPPAUP SUR SAINT-ETIENNE (Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager)

- SAINT-ETIENNE - Quartier Crêt de Roch - arrêté de création : 07/06/2004

- SAINT-ETIENNE - Quartier Tarentaize-Beaubrun - arrêté de création : 07/06/2004

- SAINT-ETIENNE - Centre Ville : Centre Nord (arrêté de création : 08/04/2010) // Centre Sud en cours d'étude

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Inv. MH : Inscription sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.
S. Cl. : Site classé. S. Ins. : Site inscrit.
Mise à jour de la liste : 2008

Cartographie des Monuments historiques de Saint-Etienne (avec photo) (Maps.Google / Google earth) : cliquez ici

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ACTUALITE DU PATRIMOINE ...

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Actualité 2013 :

Patrimoine ... Concours photos : "Nos monuments historiques"

Jusqu'au 25 mai 2013, photographiez les monuments historiques et paticipez à notre concours ...

>> pour en savoir plus

 

 

Mémoire d'un café disparu ... le Royal Bar, rue François Gillet ... un film réalisé par les Films du Hibou ... avec la collaboration de la Commission Patrimoine d'Histoire et Patrimoine.

La visite du Café-Royal-Bar from Films du Hibou - PICON André on Vimeo.

Janvier 2011 : Le site de Couriot,, musée de la mine est Classé Monument Historique par arrêté ministériel de janvier 2011...

2010 - Souscription pour, la maison François 1er ...Septembre 2010 : Lancement souscription pour la Maison François 1er ...

Grave menace de démolition sur un élément majeur du patrimoine historique stéphanois ...Juin 2004 : Menace de démolition de la perspective de la Manufacture d'Armes de Saint-Etienne ...
...........Juin 2005 : Démolition des maisons des Directeurs .... et des deux bâtiments administratifs.

Grave menace de démolition sur un élément majeur du patrimoine historique stéphanois ... Voir le dossier spécial :
Manufacture d'armes de Saint-Etienne
(historique, chronologie du dossier, les démarches pour la sauvegarde, etc...)

Grave menace de démolition sur un élément majeur du patrimoine historique stéphanois ... 21 janvier 2004 : Démolition de la Maison Peurière ...

.. et une heureuse mise en valeur ... Découverte d'un porche en grès houiller ... rue Léon Nautin

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Le mercredi 21 janvier 2004, la maison Peurière, construction du XVIIIe siècle, a été rasée ! ...

Depuis mars 2002, les Amis du Vieux Saint-Etienne luttaient pour sauver de la démolition cette maison :

Grave menace de démolition sur un élément majeur du patrimoine historique stéphanois ...LA MAISON PEURIERE EN PERIL
................l'article publié in : Saint-Etienne, histoire & mémoire, bulletin du vieux Saint-Etienne, n. 205 - avril 2002.

Grave menace de démolition sur un élément majeur du patrimoine historique stéphanois ... Communiqué de presse du 16 janvier 2004

Grave menace de démolition sur un élément majeur du patrimoine historique stéphanois ... Epilogue ? condamnation de la ville de Saint-Etienne (sept. 2006)

LA MAISON PEURIERE EN PERIL - 30, Avenue Emile Loubet

On apprend avec stupeur que serait en péril une des dernières demeures du XVIIIe siècle de l'avenue Emile LOUBET.

 

 

Façade principale de la maison Peurière.
Exemple remarquable d'architecture civile du XVIIIe siècle
à Saint-Etienne, ville d'art et d'histoire ...

Cliché J.S., AVSE, 2002

Cliquer pour voir la photo en plus grand ...

Cette maison a été construite par la famille PEURIERE, qui a joué un rôle significatif dans l'histoire de la ville de SAINT-ETIENNE.[...]. L'exposition "SAINT-ETIENNE aux balcons", réalisée par les membres de la Commission Patrimoine de l'Association des Amis du Vieux Saint-Etienne avait regroupé un grand nombre de photographies de sociétaires bénévoles. L'intérêt de ces clichés avait suscité leur donation instantanée à la ville de Saint-Etienne par leurs auteurs bénévoles. Cette exposition attirait particulièrement l'attention des stéphanois sur la maison PEURIERE, avec les photographies ci-dessous mentionnées accompagnées des commentaires qui suivent :

177 - Architecture soignée mais encore provinciale pour la dernière demeure du XVIIIe siècle, épargnée par la percée de l'avenue Emile Loubet sur le tracé irrégulier de notre vieille rue Roannelle. L'abbé Jean-Louis PEURIERE (1er curé et sympathisant janséniste de Saint-Ennemond), naquit dans cette maison édifiée là par sa très bourgeoise famille sur l'emplacement d'un "grenier à grain" de la vieille ville qui connût là quelques émeutes populaires... Pour l'abbé, dans l'attente de l'au-delà, les effets du temps sur la passagère beauté de toute création terrestre, n'étaient sans doute déjà que... parabole...

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178 - L'élégance du dessin de la grille du balcon du premier étage mérite votre regard, c'est l'expression de la cité du savoir-faire sous le règne de Louis XV... faites le savoir !

Cliché MB/1999 - AVSE

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178 - Au second, vous avez déjà l'œil sur l'avenir, et le samedi matin, avec un peu de chance la parabole est accompagnée d'un tapis volant !... par-dessus les siècles bien sûr !

Cliché MB/1999 - AVSE

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179 - Avant de prendre aussi la "machine infernale" à remonter le temps prenez donc l'escalier… Même si l'espace est restreint... Votre main aura autant de plaisir que vos yeux... Le travail est exquis.

Cliché MB/1999 - AVSE

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180 - Soufflons un peu au palier... l'enroulement de fer forgé de la rampe est d'une grâce si provinciale qu'il vous réconcilierait avec la cité du savoir-faire, en cas de besoin...

Cliché MB/1999 - AVSE

181- Avant de pousser la porte, constatez que si depuis 1988 (Image de R.CADIER) la maison a perdu son heurtoir elle conserve son âme.

Claude Philippe TESTENOIRE-LAFAYETTE dans son "Histoire de Saint-Etienne" rappelle brièvement le rôle prépondérant de la famille PEURIERE dans l'Histoire culturelle de notre ville. Il suffit de jeter un œil sur la table qui termine l'ouvrage réédité en 1978 par les éditions CULTURE ET CIVILISATION 115, avenue Gabriel LEBON - 1160 à BRUXELLES.

- PEURIERE Christophe, consul de Saint-Etienne en 1665, p. 119-176
- PEURIERE, prêtre sociétaire de Saint-Etienne, compositeur d'une messe pour le Sacré-Coeur de Jésus célébré solennellement à Saint-Etienne en 1721, p. 194-195.
- PEURIERE Aîné (Romain) premier président de l'académie de musique fondée à Saint-Etienne en 1722, p. 195.
- PEURIERE, officier municipal en 1793. C'est probablement le personnage de ce nom qui fût arrêté, puis élargi en 1794, p. 233-246.

L'analyste Claude BENEYTON, reprenant les chroniques de ses prédécesseurs mentionne encore (transcription Bibliothèque municipale de Saint-Etienne - François MARIN - Septembre 2001).

"1690, les prêtres qui entrèrent en la Société de Saint-Etienne cette année sont....et M. Romain PEURIERE l'aîné, qui a été le soutien du choeur et le grand pénitencier...".

Stanislas BOSSAKIEWICZ, dans son "Histoire Générale de Saint-Etienne" (1905 - LA FERE imp.), rappelle que cette académie de musique se tenait une fois par semaine sous la direction de Romain PEURIERE dans un local situé Grande rue Saint-Jacques.

La maison qui existe encore 30, avenue Emile Loubet fut construite pour Romain PEURIERE échevin de Saint-Etienne (fils d'autre Romain PEURIERE marchand bourgeois de Saint-Etienne et d'Antoinette PERRIER mariés le 30/6/1699), et sa femme Marie GOURGOULIAT unis le 13 janvier 1744 à la Grand'Eglise.

Dans les dix enfants au moins qui naquirent de cette union, notons au moins :

A - L'aîné Romain PEURIERE uni à Saint-Etienne le 23/11/1787 à Gabrielle MOLLE fille du défunt Jacques et Antoinette DESGEORGE. Les MOLLE furent les acquéreurs de la majeure partie de l'abbaye de VALBENOITE au moment de sa liquidation révolutionnaire. Leur postérité présente indéniablement un intérêt pour l'histoire locale voir régionale avec : Jeanne Marie PEURIERE, mariée à Pierre Maurice de PRANDIERES fils de Jean-Joseph juge au Tribunal Civil de Saint-Etienne (septembre 1807 Eglise Saint-Ennemond). Leur descendance connut à Lyon une destinée brillante avec celle de leur fille Jeanne Marie de PRANDIERES, épouse de Stanislas PIC de la MIRANDOLE et un fils et Louis Martial de PRANDIERES (+1868) dont descendance, Comte Alphonse de GALBERT, Baron FAVIER du NOYER de LESCHSERAYNS et par leur fils Barthélémy Martial de PRANDIERES (1823-1907), maire de LYON, époux de Rose Marie ETIENNE.

B - Jean-Louis PEURIERE, né le 15/4/1748, second des fils de cette union PEURIERE-GOURGOULIAT, eût une existence encore plus significative pour l'évocation de la ville de Saint-Etienne, aux temps de l'Empire et de la Restauration, avec le rôle considérable et délicat de médiation qui lui appartint dans le cadre des derniers soubresauts du mouvement janséniste. L'abbé Jean Louis PEURIERE, d'abord vicaire jusqu'en 1811 à la Grand'Eglise, fut ensuite nommé aux fonctions de premier curé de Saint-Ennemond. C'est lui qui maintint jusqu'à sa mort survenue le 12/8/1827, le rôle douloureux de conciliateur que l'on sait entre l'Eglise Romaine et les derniers prêtres jansénistes dissidents (les pères POPIN, ROCHER, POISSY, et Marguerite MIRANDON, la fondatrice de la première école des sourds et muets). Ces derniers restaient enfermés sans doute dans l'orgueil inflexible qui caractérise les "amis de la vérité", traités de façon si dure par les représentants de l'ordre. Pour ces croyants c'était l'exclusion des sacrements, éternité comprise !

L'on sait combien la générosité sans limite de ces derniers fut à l'origine d'un immense culte populaire encore manifesté, après plus d'un siècle et demi, au cimetière du Crêt de Roch à la chapelle funéraire de ces derniers passionnés d'une cause religieuse condamnée par ROME et le Primat des Gaules.

L'ouvrage de Benoît LAURENT "L'Eglise janséniste du FOREZ" - Imp. Loire Républicaine - 1942 a parfaitement illustré ce rôle et cette crise de conscience...

Comment lier l'histoire d'une ville et ses traditions, si l'on coupe ces derniers repaires ?...

LA DEMOLITION DE LA MAISON NATALE DE Jean-Louis PEURIERE, outre sa grande qualité architecturale, s'inscrirait dans le contre sens le plus flagrant avec l'Histoire d'une cité honorée du label mérité de "ville d'art et d'histoire", alors que la Bibliothèque Municipale de SAINT-ETIENNE se flatte de détenir comme on le sait le premier fond janséniste au monde qu'elle ne cesse de l'enrichir par des acquisitions nouvelles !

Cette démolition serait d'autant plus regrettable qu'ont été réhabilités sur la même avenue Emile Loubet, la maison Renaissance dite de "Dennys ALLARD" (escalier à vis en tourelle extérieure avec fenêtrages à meneaux dans la cour) , rinceaux et cariatides en façade, ainsi qu'au n° 10, dans une ancienne traboule communiquant avec la rue Sainte-Catherine, un superbe immeuble à galeries à arcades du XVIe siècle... Une certaine cohérence, dans la visibilité de la Grand'Eglise s'impose pour le moins !

Recherche historique : Michel BOURLIER

Publié in : Saint-Etienne, histoire & mémoire, bulletin du vieux Saint-Etienne, n. 205 - avril 2002.

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Depuis 2002 l'association a sensibilisé les élus à cette logique et poursuit cette demarche.

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Communiqué de Presse du 16 janvier 2004 :

Les AMIS DU VIEUX SAINT-ETIENNE
Hôtel Jullien-Chomat de Villeneuve -
13 bis, rue Gambetta
42000 SAINT-ETIENNE
Téléphone : 04 77 25 74 32 - Télécopie : 04 77 38 17 28
Site web : http://www.histoireetpatrimoinedesaintetienne.com - Mél :
Pour nous écrire ...

Dossier : Maison Peurière - Edition : 16/01/04

Département Patrimoine

- COMMUNIQUE DE PRESSE -


Les Amis du Vieux Saint-Etienne, ont été alertés jeudi 16 janvier 2004 de la menace de démolition qui pèse actuellement sur la maison Peurière (30 avenue Emile Loubet).

La Maison Peurière est un bâtiment ancien, rare, à forte valeur patrimoniale et architecturale.

Elle symbolise l'essence même de notre héritage social et urbain, et la mémoire identifiée de notre culture spécifique stéphanoise et forézienne.

C'est à ce titre, que dans le cadre du projet de ZPPAUP (Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager) sur le secteur Beaubrun-Tarentaize, la Commission régionale du patrimoine et des sites (Direction régionale des Affaires Culturelle de Rhône-Alpes) a demandé lors de sa réunion la protection et la valorisation de cette maison.

Les Amis du Vieux Saint-Etienne, avaient œuvré dans ce sens depuis mars 2002. Un article publié dans leur revue trimestrielle Saint-Etienne, histoire et mémoire, n. 205 (avril 2002) faisait l'historique de cette bâtisse. Mettant l'accent en particulier sur la richesse artistique des ferronneries des balcons et rampe d'escalier (suite à l'exposition Saint-Etienne aux balcons (avril - juin 2000).

Depuis, les Amis du Vieux Saint-Etienne, n'ont eu cesse de sensibiliser à l'histoire et à la valeur patrimoniale de cette maison, dernier vestige de la richesse de ce quartier aux XVIIe - XVIIIe siècles.

Monsieur l'Architecte des Bâtiments de France s'est clairement opposé à toute demande de démolition de cet immeuble présentant un intérêt historique et architectural reconnu.

Encore récemment, lors du débat "Saint-Etienne, que fais-tu de ton patrimoine" le devenir de la maison Peurière a été évoqué.

Cette démolition volontaire et délibérée discrédite une nouvelle fois la politique patrimoniale de la municipalité stéphanoise et les Amis du Vieux Saint Etienne s'interrogent désormais sur la cohérence de l'attribution du Label Ville d'Art et d'Histoire à Saint Etienne et la réalité d'une ambition de ZPPAUP pour cette ville, qui perd chaque jour un peu plus de sa valeur, de sa spécificité et de son âme.

Dossier historique disponible sur le site : www.histoireetpatrimoinedesaintetienne.com (rubrique Patrimoine - actualité)

 

Epilogue ?

Lu dans : Le Progrès
Article du mercredi 11 octobre 2006

La municipalité condamnée pour la destruction de la maison Peurière

À la suite d'une action en justice menée par la Société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France (SPPEF), le permis de démolir de la maison Peurière a été annulé par le tribunal administratif de Lyon.

Dans la nuit du 22 janvier 2004, la démolition de la maison Peurière, située 24, avenue Émile-Loubet, avait fait couler beaucoup d'encre. Cette maison du XVIIIe siècle fut habitée par l'Abbé Jean Louis Peurière, premier curé de Saint-Ennemond et sympathisant janséniste. Elle représentait pour les amoureux du patrimoine stéphanois une réelle valeur historique. La municipalité souhaitait, elle, l'abattre dans la perspective de construire l'entrée du parking souterrain du palais de justice. Ce fut chose faite, de façon nocturne et à la stupéfaction des opposants, aux raisons de « la modernisation de la ville, de son insalubrité et de la mauvaise image de marque qu'elle donnait au quartier. » Des propos tenus à l'époque par Gaël Perdriau, élu référent du quartier, qui affirmait aussi « que toutes les pièces historiques à préserver avaient été confiées au Musée du Vieux Saint-Étienne. »

L'architecte des Bâtiments de France désavoué
Mécontente de la procédure adoptée pour cette démolition, la SPPEF a porté l'affaire devant le tribunal administratif de Lyon. Ce dernier par un jugement en date du 14 septembre, a prononcé l'annulation du permis de démolir de la maison Peurière, daté du 31 décembre 2003. Il a relevé trois points d'illégalité : Agnès Chanal, actuelle adjointe aux transports, n'avait pas la compétence pour signer le permis de démolir ; le conseil municipal n'avait pas autorisé Michel Thiollière à déposer la demande de permis ; le permis n'était pas conforme à l'avis de l'architecte des Bâtiments de France. Ce dernier avait constaté que l'immeuble ce trouvait aux abords et en co-visibilité de la Grand'Église, monument inscrit à l'inventaire des monuments historiques, et donc compris dans une zone de protection architecturale, urbaine ou paysagère. Pour lui, la maison Peurière représentait une valeur patrimoniale certaine pour l'histoire de Saint-Étienne et une cohérence historique dans le quartier. Son point de vue n'avait pas été écouté, la municipalité se voit aujourd'hui condamnée pour la première fois dans une affaire de protection du patrimoine. Une condamnation qui ne rendra pas la maison aux défenseurs du patrimoine qui constatent que cette dernière, démolie en urgence, laisse place à terrain vague depuis 2004 !

ALAIN LAFFAY

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Un porche en grès houiller … redécouvert

Des travaux entrepris au 3, rue Léon Nautin ont laissé apparaître un porche en grès houiller, malheureusement très abîmé par un ancien piquage. Nous sommes intervenus auprès de la Ville de Saint-Etienne pour que ces travaux se fassent dans les règles administratives (déclaration de travaux, avis de l'architecte conseil de la ville, …) afin de préserver le patrimoine. Aussi, le projet pour la nouvelle devanture de commerce devra faire l'objet d'un avis de l'architecte des bâtiments de France (nous sommes dans le périmètre de protection de notre hôtel Jullien-Chomat de Villeneuve). L'architecte proposera une mise en valeur intéressante de cet élément patrimonial. L'intérieur qui abrite un plafond à la française et un autre porche dans le fonds (identique à celui de la façade) sera également mis en valeur.

 

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Les prochaines Journées européennes du patrimoine auront lieu

les samedi 17 et dimanche 18 septembre 2016


Histoire & Patrimoine de Saint-Etienne vous propose ...


version imprimable (1 page, pdf)

• Hôtel de Villeneuve - Musée du vieux Saint-Etienne :
Entrée libre de 14 h. à 18 h. du musée au premier étage et ouverture exceptionnelle des salons du rez-de-chaussée.
Exposition : « Quand Sant-Etiève parlait franco provençal » (Salons du rez-de-chaussée) visite libre de 14h à 18h
(*)
>> site Internet du musée : www.vieux-saint-etienne.com

Programme communiqué sous réserve - maj 12.08.2016

Contact pour les Journées européennes du patrimoine

Histoire & Patrimoine de Saint-Etienne : (33)4 77 25 74 32 (après-midi du mardi au samedi)
Lire et imprimer le programmelire et imprimer le programme de HPSE en format pdf (1 page).

Autres liens pour les Journées européennes du patrimoine :

Les Journées du patrimoine - programme national et régional (serveur du ministère)

Le programme de Saint-Etienne Métropole  (format pdf)

 

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Histoire & Patrimoine de Saint-Etienne

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