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mise à jour : 29.01.2008 / BR
Expo dossier :
Les "couteliers"
stéphanois
des XVIIe et XVIIIe siècles ... et l'export vers le Nouveau Monde

 

 

Nous vous proposons aujourd'hui les derniers épisodes d'une recherche historique et archéologique qui, nous n'en doutons pas, aura très certainement des suites ... Après "l'affaire des faiseurs de fiches" voici donc l'histoire des couteliers stéphanois ...

"L'affaire" débute il y a quelques années par une demande faite auprès d'un de nos administrateur Michel BOURLIER.

Des recherches sont effectuées à la demande d'archéologues canadiens, qui retrouvent un nombre non négligeable de lames de couteaux estampillés ... de noms stéphanois. Les recherches dans les actes stéphanois permettent alors de dater les couteaux et apportent ainsi une aide pour la datation des sites archéologiques.

Encore une fois, nous retrouvons nos artisans stéphanois ...

 

L'ensemble de la recherche a été publié in : n. 228 du Bulletin du Vieux Saint-Etienne, décembre 2007 pp.6-41
Sommaire du numéro 228

     
    Les recherches nord-américaines
    Les sources stéphanoises ... liste de couteliers stéphanois (Michel Bourlier)

 

Retrouvez le menu en haut de page

Les recherches canadiennes et nord-américaines ...

Site web : www.lanouvelle-france.com.(site "Objets de traite en Nouveau-France". Ce site fournit des informations sur les objets de traite échangés par les Français avec les indiens de l'Amérique du Nord pendant les 17èmes et 18èmes siècles. Pour l'instant, ce site porte exclusivement sur les haches, les couteaux, les batte-feu, et les fusils de traite du régime français.

Bibliographie

Archives nationales du Canada. Estât des munitions et des marchandises qu'il est nécessaire d'envoyer du port de Rochefort à Québec pour les magasins du Roy de la dite Ville en l'année mil sept cent vingt un. 6 novembre 1720. AC, Série C11A, vol. 42, f. 81-83.

idem. Estât des munitions et marchandises qu'il est nécessaire d'envoyer du port de Rochefort en 1736 pour garnir les magasins du roi à Québec. 19 octobre 1736. AC, Série C11A, vol. 64, f. 74-76.

idem. Inventaire général des munitions et marchandises qui restent ce jourd'huy dans les Magasins du Roy à Québec, tant celles qui sont destinées pour la deffense et la seureté de la place et du pays que celles qui font partie des fonds de l'état du Roy. 30 septembre 1737. AC, Série C11A, vol. 68, f. 118-132.

idem. Inventaire Général des Munitions, Marchandises et Vivres qui restent ce jourd'huy premier septembre de la présente année mil sept cent cinquante deux, dans les magasins du Roy à Québec, tant celles qui sont destinées pour la seureté de la place et deffense du pays, que celles qui font partie des fonds de l'état du Roy, ainsy qu'ils sont. 1er septembre 1752. AC, Série C11A, vol. 98, f. 236-247.

Auhert de Gaspé, Philippe. Les Anciens Canadiens. Montréal : Fides, 1970, 359 p.

Blondel, Nicole et Catherine Arminjon. Principe d'analyse scientifique : objets civils domestiques, vocabulaire. Paris : Imprimerie nationale, 1984, 632 p. Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Ministère de la Culture.

Cartier, Jacques. Relations. Montréal : Les Presses de l'Université de Montréal, 1986, 498 p. Édition critique par Michel Bideaux.

Delort, Robert. L'histoire de la fourrure de l'Antiquité à nos jours. Lausanne : Édita, 1986, 237 p.

Diderot et D'Alembert. Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des arts et métiers, 1767. New York: Readex Microprint, " édition compacte ", 1969, 4 vol.

Fitzgerald, W. R. " A Late Sixteenth-Century European Trade Assemblage from North-Eastern North America ". Duncan R. Hook et David R. M. Gaimster (éds), Trade and Discovery: The Scientific Study of Artefacts from Post-Médiéval Europe and Beyond. Londres : Department of Scientific Research, British Muséum Occasional Paper 109, 1995, p. 29-41.

Fougeroux de Bondaroy. " L'art du coutelier en ouvrages communs ". Description des arts et métiers, vol. XVIII, 1772. Genève : Slatkins Reprints, 1984, 58 p., 7 pi.

Garrad, C. " Iron Trade Knives on Historic Petun Sites ".

Ontario Archaeology. Toronto: The Ontario Archae-ological Society, n° 13, 1969, p. 3-15.

Kalm, Pehr. Voyage de PehrKalm au Canada en 1749. Montréal : Pierre Tisseyre, 1977, 674 p. Traduction annotée du journal de route par Jacques Rousseau et Guy Béthune, avec le concours de Pierre Morisset.

Landrin, M. H. Manuel du coutelier, ou traité théorique et pratique de l'art de faire tous les ouvrages de coutellerie. Paris : Manuels Roret, 1835 ; Paris : Léonce Laget, 1978.

Lecoq, Raymond. Les objets de la vie domestique. Paris : Berger-Levrault, 1979, 314 p.

Liabeuf, Brigitte. Lettre de Brigitte Liabeuf à Marcel Moussette sur l'identification de marques de couteaux pliants du site du Palais de l'intendant, 28 septembre 1993, 2 p.

Moussette, Marcel. Grosse île aux Oies : intervention archéologique de 1992. Québec : CELAT, Université Laval, 1993, 21 p., 18 fig. Manuscrit.

idem. Le site du Palais de l'intendant à Québec : genèse et structuration d'un lieu urbain. Sillery : Septentrion, 1994, 229 p.

idem. " Un passé à creuser : pour une archéologie du monde rural du XVIIe siècle ". Interface. Montréal: ACFAS, vol. 16, n° 3 (1995), p. 18-29.

idem. " The Site of thé Intendant's Palace in Québec City: The Changing Meaning of an Urban Space ". Historical Archaeology. Tucson: Society for Historical Archaeology, vol. 30, n° 2 (1996), p. 8-21.

Petroski, Henry. The Evolution of Useful Things. New York: Alfred A. Knopf, 1992, 288 p.

Quesnel, Annie. Le site du Palais de l'intendant à Québec : rapport préliminaire de la septième campagne de fouilles (1988). Québec : Université Laval, rapports et mémoires de recherche du CELAT, n° 20 (1991), 219p.

Quimby, George Irving. Indian Culture and European Trade Goods. Madison : The University of Wisconsin Press, 1966.

Séguin, Robert-Lionel. Les ustensiles en Nouvelle-France. Montréal : Leméac, 1972, 143 p.

Stone, Lyle M. Fort Michilimackinac, 1715-1781: An Archaeological Perspective on the Revolutionary Frontier. Mackinac Island : Mackinac Island State Park Commission, 1974.

Vermette, Luce, Nicole Genêt et Louise Décarie-Audet. Les objets familiers de nos ancêtres.

   

 

 

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Trouvailles américaines et coutellerie stéphanoise : identifications


  1. ANDRE Jean, né en l642, ce maître coutelier stéphanois fils de Pierre maçon de BONNEVAL en DAUPHINE, épouse à 28 ans (contrat de mariage DANCES notaire à St-ET. 21/01/1670 - A.D.L) Marguerite PICHON de deux ans sa cadette fille du laboureur Jean PICHON et de Marguerite LAVENARD le 4/02/1670 à la Grand'Eglise de Saint-Etienne .

  2. BARME Jean fils de Benoît et de Mathie SOUVIGNET épouse en l'église Notre Dame de St-Et. Le ( 7/10/1694 (folio 4540) Jeanne BAUDIN fille de Georges et de +Marie BERTHOLON. Sa profession n'est pas indiquée à l'époque de son mariage . Son état de maître coutelier est rappelé, alors qu'il est décédé, à la célébration de l'union religieuse de son fils Pierre BARME maître coutelier avec Marie fille de Jean ESCOFFIER autre Maître coutelier et de Claudine DESCREUX , à Notre Dame le 18 septembre 1746 . Assiste à cette union Joseph BARME maître coutelier autre fils de Jean BARME et frère de l'époux.

  3. BIZALION Antoine relève d'une très importante dynastie de quincaille stéphanoise. Cette famille devait fonder au XIX me siècle une importante maison de vente sur catalogue. Ce document conservé au Musée de es Amis du Vieux Saint-Etienne montre sur des pages aquarelées la variété des produits ainsi fabriqués . Le maître coutelier stéphanois Jean BIZALION s'est marié deux fois, il eut une brillante postérité .

D'Antoinette BLAISE première femme épousée le 28/04/1676 à Notre Dame de St-Et. (C.M. DESVERNEYS Notaire en date du 7 du même mois) fille de + Noël et de Catherine ROYET, Jean BIZALION eut sept enfants - dont deux fils surnommés Antoine BIZAILLON . le premier fut baptisé le 28/08/1688 à St-Et.et le second le 6/12/1690

  • - Ce dernier Antoine BIZALION maître coutelier à Saint-Etienne signe "Antoine BIZALION le jeune". Par rapport à Antoine l'aîné. Antoine BIZALION/BLAISE Maître coutelier comme son père devait épouser Jeanne BODET dont postérité par au moins trois fils tous couteliers à Saint-Etienne : Pierre, Anthoine et Barthélemy BIZAILLON et une fille Claudine BIZALION mariée le 25/09/1763 à Jean-Pierre FORETTE . Ses trois frères signent à son mariage.

Le notaire TRABLAYNE de St-Etienne règle le 3/08/1728 une transaction entre les deux frères Antoine BIZALION l'aîné, curateur d'Antoine BIZALION le Jeune. Elle retient toute notre attention car elle reproduit en marge la marque d'Antoine BIZALION le Jeune en spécifiant que celui ci donne la faculté à Sieur André PERRIN, coutelier, son oncle maternel, de se servir de sa marque personnelle sur trois années consécutives moyennant une indemnité de 48 livres . Suit la description rigoureuse de la marque cédée : le patronyme d'Antoine BIZALION le jeune, reçu en la maîtrise de cette ville, il y a 14 mois environ, s'inscrit sur deux lignes : "A. BIZA "sur la première" et "LION. I"sur la seconde, le "I" signifie le jeune à la suite de la marque de quatre fleurs de Lys posées en losange. C'est la marque précise relevée par nos chercheurs américains, qui égarés dans les mesquineries des maîtres de l'art de la coutellerie locale cherchait un nommé LION armurier !1 .

De sa seconde femme Catherine BLACHERE, épousée le 11/11/1706, fille de Romain et Marguerite PERRIN, le maître coutelier Jean BIZALION devait encore avoir cinq enfants dont Nicolas BIZALION/.BLACHERE sur lequel nous allons vite revenir - Bel exemple de l'endogamie très forte de ces familles de couteliers .. Nicolas BIZALION/BLACHERE maître coutelier à Saint-Etienne devait épouser à Notre Dame en cette ville 1732(folio 422) Jeanne CHOMAT fille de Jean-Claude CHOMAT et Jeanne DUBOIS C'est la petite fille du célèbre Eustache DUBOIS, le maître coutelier inventeur de l'EUSTACHE et de Philiberte FERRIOL. Il en eut un fils Eustache BIZALION maître coutelier mariée à son tour le 5/02/1770 à Louise ODDE fille du maître coutelier Claude ODDE et de Jeanne Marie REYNARD. Eustache BIZALION est déclaré "disparu depuis longtemps" (voyage ?) au moment de la célébration de l'union de sa fille. L'on comprend mieux pourquoi indifféremment le couteau pliant lancé par Eustache DUBOIS, se voit baptisé "EUSTACHE" en Amérique du Nord ou "BIZALION" au CANADA.

Ont été maîtres gardes de l'art de la coutellerie locale plusieurs BIZALION dont Barthelemy en 17292


  1. BONGRAND B.. Ce patronyme couvre encore une cellule significative de couteliers locaux. Pour s'enfermer dans l'initiale du prénom relève il faut rappeler l'usage fréquent alors pour les hommes baptisés Jean Baptiste de ne conserver dans l'usage quotidien que la deuxième partie du prénom. La marque du propriétaire forestier Jean-Baptiste BERTAIL est ainsi "B. BERTAIL" ....Un acte notarié passé chez le notaire de Firminy Merlaton, le 24/09/l720 nous montre les démarches du Maître coutelier Jean-Baptiste BONGRAND fils de Denis de même profession pour s'insérer officiellement dans la corporation . Il est dispensé de la production du certificat notarié d'apprentissage requis, pour la raison que sa formation a été assurée chez son père. Il requiert le droit d'utiliser la marque paternelle. BIZALION père alors maître garde de la corporation renvoie sa requête à l'examen de l'ensemble des 4 gardes jurés en exercice.

Cette famille BONGRAND donne dans l'activité coutelière locale avec Marcelin BONGRAND "forgeur de lames de couteaux époux à la fin du XVII e siècle d'une Catherine BANCET, d'où deux fils Jacques BONGRAND, maître coutelier à St-Etienne qui épouse Marguerite CUNY fille de Claude CUNY maître coutelier et de Jeanne BERGERON le 20/02/1735 à Notre Dame (folio 857). De cette union entre couteliers BONGRAND/CUNY Pierre BONGRAND, maître coutelier épouse à Notre Dame encore Claudine PERRIN fille d'un armurier le 15/02/1768.

  1. BUISSON Blaise et Denis. Les BUISSON voir du BUISSON ont compté de multiples lignées dans la coutellerie de l'agglomération stéphanoise. Il est inutile de s'encombrer ici de l'analyse de tous ces rameaux. Les plus brillants dans ce négoce étaient établis sur Saint-Etienne même. Un curieux acte notarié passé le 28/12/1719 devant Maître de la BRECQUE notaire à Firminy nous permet d'aller à l'identification recherchée. Il y est fait rappel de l'acquisition le 19/06/1697 par devant Me Estienne DEVILLE notaire du même Chambon (Feugerolles). d'un pré provenant des héritiers PALERNE par +Jeanne DAVID pour l'ordre du nommé Blaise BUISSON maître coutelier de la paroisse du Chambon (son époux j'imagine) Cette vente est reconnue par Denis CELLE autre coutelier du Chambon fils de + Philibert CELLE et Suzanne DAVID en faveur de Marcellin BUISSON coutelier de la même localité et demeurant au PUY en VELAY. Denis BUISSON relève sûrement de cette même branche reprenant le prénom de ce Denis CELLE marié à cette Suzanne DAVID sans doute sœur de Jeanne.

CHAPPELON Just . Le patronyme des CHAPPELON est très répandu dans nos localités tout comme la coutellerie . L'inventaire du défunt grossiste Jean-Baptiste ALLEON en 1701 nous montre des fournitures de coutellerie CHAPELON, sans prénom, "avec 4 grosses de petits couteaux à manche de buis". Une Veuve CHAPPELON "coutelière du quartier de Polignais" y apparaît encore pour un dû de 30 livres .

Une branche de couteliers de ce patronyme fréquent était aussi établie sur la paroisse du Chambon-Feugerolles. Just était un prénom très répandu ici. Les vocables des paroisses de Saint-Just sur Loire, comme de celle de Saint-Just en Velay témoignent de ce culte. Le prénom du coutelier identifié aux U.S.A. n'est pas Justin comme le pensent nos amis d'Amérique. Just CHAPELON Maître coutelier de Saint-Etienne décédé avant l675 avait eu de son union avec une Benoîte PERROTIN (vocable d'un lieu dit de la paroisse de la Fouillouse) au moins cinq fils tous couteliers, Etienne, Pierre, Antoine, Claude, et Just, et trois filles mariées comme suit :

Pour les filles :

-Marguerite CHAPELON épouse le 21/04/1675 (C.M. DANCES - A.D.L. 569/2) Pierre BONNAT armurier avec 500 livres de dot.

-Marie CHAPPELON unie le 18/06/1670 à Claude PARET horloger de Saint-Etienne.

-Antoinette CHAPPELON mariée (DANCES C.M. Saint-Etienne. 16/07/1678 - A.D.L.) au maître forgeur Antoine BOURG. Les fils CHAPPELON témoignent aux mariages de leurs soeurs.

Pour les fils :

-Etienne l'aîné épouse 30/09/1670 à Notre Dame de Saint-Etienne. (Folio 129) Marie Germaine TOULON . Devenu veuf il épouse, coutelier, le 11/09/1674 à la Grand'Eglise de Saint-Etienne Catherine FERRIOL fille de Claude FERRIOL Maître coutelier (C.M. DANCES Notaire à Saint-Etienne A.D.L.) .

-Antoine CHAPELON épouse également maître coutelier à St-Et. LE 11/02/1681 Catherine ROULET fille de François. .

-Les unions de Claude et de son frère Just CHAPELON dit "le jeune" par rapport à son père me sont moins précisément connues. Un maître coutelier nommé Claude CHAPPELON a épousé une Antoinette JURINE du CHAMBON dont encore une descendance masculine de couteliers avec Antoine, Honoré et encore un Just CHAPPELON.

  1. CHAPELON Pierre le dernier manquant de ce quintette des CHAPELON Maîtres couteliers a épousé à St-Et. Notre Dame le 11/11/1679 (folio 1458) (contrat de mariage St-Et. DUPRE notaire, le 25/10 précédent) Julienne GOUNOD fille de Clair GOUNOD et Antoinette ROZET/PUPIL. Devenu veuf il convole une seconde fois le 8/02/1707 Grand'Eglise avec Claudine ROUX veuve de Jean JACOB.

  2. DAVID Mathieu de Saint-Etienne eut de son épouse Juste LUCQUET deux fils :

-Paul DAVID maître coutelier uni à St-Et.( 1674 N.D folio 616) à Gabrielle MATHEVETet autre

-Mathieu DAVID Maître coutelier, né vers 1649, uni à 23 ans à Notre Dame de Saint-Etienne. le 12/06/1672 (folio 369) à Jeanne CHALAYER fille de Blaise et Marcelline BOIRON. Les trois fils nés de cette union DAVID/CHALAYER, Pierre DAVID, Alexandre DAVID et Guy DAVID, maintiennent cette tradition coutelière quand ils s'établissent. Pierre épouse à 20 ans une autre Jeanne CHALAYER fille du cordonnier Pierre CHALEYER et d'Isabeau LOUISON le 21/02/1700. Témoins à cette union d'autres couteliers : Paul DAVID, et Claude CHALEYER. Alexandre DAVID unit son destin le 1er 11/1719 à Benoite ESCOFFIER fille du maître coutelier stéphanois Claude ESCOFFIER +. Guy DAVID/CHALAYER épouse le 25/02/1732 Toussainte CRAPONNE ....

  1. DIDIER Antoine fils de Just et + Anne COUTURIER, épouse Jeanne COULIARD le 20/01/1688 à Saint-Etienne, Notre Dame (folio 2820) fille de Méraud COULIARD (autre prénom très aimé ici) et Marguerite CHENEVIER. Le ménage DIDIER COULIARD baptise à Notre-Dame de 1690 à 17076 au moins sept enfants Le qualificatif professionnel de coutelier n'intervient pour Antoine DIDIER qu'à compter du baptême de son quatrième enfant le 15/11/1702.

  2. DORON. L et J.C . Avec ce patronyme très courant à Saint-Etienne. resurgit toute la population qui vit de l'activité de la trempe des métaux et de la coutellerie aux bords du Furan qui roule ses eaux, au sud Est de Saint-Etienne, dans la vallée de Rochetaillée. Cette vallée sera longtemps le berceau de beaucoup d'activités métallurgiques locales. Les maîtres couteliers de ce patronyme y ont été innombrables vite attirés par la ville de Saint-Etienne toute proche (Rochetaillée fait partie de la ville de Saint-Etienne depuis 1971). Nous trouverons les DORON alliés à d'autre couteliers, RICHARD, TIVET, FAYET, THIVET BIZALION . Les chercheurs américains ont relevé la marque à la couronne de cette dynastie au dessus des initiales des prénoms de L et J.C.

Jean DORON, forgeur de lames d'épée, avait épousé à Rochetaillée le 25/11/1685 Jeanne POLICARD. Naissent de leur union cinq fils et une fille. Barthélemy DORON leur fils né en 1702 épouse à 48 ans, Maître et Marchand coutelier, Florie BIZALION 20 ans fille d'Antoine BIZALION de même profession et Jeanne-Marie BODET - voir rubrique supra BIZALION -

Claude DORON , fabricant de lames d'épées fils de Joseph du lieu du "Patissier" paroisse de Rochetaillée et d'Agathe GIRODIER , épouse à 40 ans à Rochetaillée le 17/05/1740 Louise VILLARD 26 ans fille de + Barthelemy VILLARD aiguiseur de lames de couteaux et de Benoîte GAMPONNIER. Témoignent à cette union deux des frères de l'époux Jean Claude et Louis DORON.

  1. DORON. J.C . Jean Claude DORON que nous venons de voir, a épousé à Notre Dame de Saint-Etienne le 7/09/1734 (folio 775) Marianne GERIN fille de Jean forgeur et de + Françoise GRAVIER . Rabatteur de lames d'épées aux temps de son union on le voit devenir par la suite Maître et Marchand coutelier de Saint-Etienne . Il est + au mariage de sa fille Catherine DORON (C.M. FERRANDIN du 28/09 -A.D.L.) le 30/09/1767 à Notre Dame avec le Sieur Jean Louis ROMESTIN fils de Claude négociant à St-Et. et de Françoise TERRASSE. L'époux demeure depuis plus de 18 mois en la ville de TOULOUSE, Paroisse de Notre Dame de la Dorade ! ..... Voilà bien les impératifs du négoce local !

  2. DUBOIS Eustache. Le souvenir de ce riche maître coutelier a été évoqué à la rubrique BIZALION qui précède. L'inventaire de 1701 du grossiste décédé Jean-Baptiste ALLEON fait apparaître DUBOIS Eustache maître coutelier (célèbre stéphanois inventeur du couteau de poche plié porteur de son nom " l'EUSTACHE") pour "l grosse de grand couteaux de table, et 6 de petits couteaux ". Fils de Claude DUBOIS et de Jeanne CHENEVIER Eustache DUBOIS épouse le 8/01/1675 à la Grand'Eglise de Saint-Etienne, Philiberte FERRIOL fille de Benoît marchand cordonnier et de Jeanne BREAS. Ses filles font des unions significatives dans le grand négoce local : Claudine par son mariage avec Claude PEYRET donnera la famille PEYRET-DUBOIS, Marie Thérèse s'expatrie par son mariage avec Claude PERRETON de Dijon (23/07/1716 Notre-Dame) . Jeanne, comme on l'a vu épouse le 1/04/1710 Jean CHOMAT l'aîné fils de Nicolas marchand de Saint-Etienne. et d'Antoinette BERGEAT.

  3. DUCHON Antoine. Jean DUCHON, "faiseur de tranchets" (couteaux à grosse lame suffisamment épaisse pour trancher) du lieu de la Croix à Saint-Etienne, fils d'Antoine et Jeanne COURT a épousé une Marie Françoise BERARDIER dite "Françon" vers 1668. De cette union sont nés au moins sept enfants sur la paroisse stéphanoise de Notre Dame de 1670 à 1685. On relève dans ces derniers un nommé Antoine DUCHON , baptisé le 21/02/1677. Il a pour parrain son grand père autre Antoine DUCHON. La famille compte un entourage conséquent de couteliers avec notamment la tante paternelle du nouveau né Marie DUCHON mariée à 16 ans le 22/10/1672 (N.D. folio 428) à Jacques JOCELYN fils de François maître coutelier et d'Antoinette CHOVIN.

Tout naturellement Antoine DUCHON né en 1677 épouse le 5/02/1709 (C.M. Pélissier Notaire du 19/01 DIANA) Madeleine VILLENET fille de Rémy VILLENET Maître coutelier et Marie DAGER. Dans les témoins présents à cette union : Jean DUCHON père, Claude DUCHON et autre Antoine DUCHON oncle du marié (marié quant à lui le 30/01/1706 à Jeanne DESMOLIERES fille de Benoît et de Marie DAGIER .

  1. DURANTET ou DURANTEL Claude

  2. DURANTET Blaise

Les DURANTEL ou DURANTET sont originaires du lieu de la Pauzière au Chambon-Feugerolles . Ils figurent sous cette désignation peu précise en 1701 pour 2 grosses de couteaux à pain dans l'inventaire du grossiste Jean-Baptiste ALLEON +.

Claude DURANTET, coutelier, fils de + Pierre et de Marguerite GRAND fille de + Pierre et Vitale

BRUN. Sont témoins à cette union les couteliers locaux Antoine et Pierre BARAILLER . Sont nés de cette union à Saint-Etienne une fille unie à Mathieu TROLLIER et le coutelier Philippe DURANTEL qui épouse le l/10/1719 Marie JOURNEAU fille de Pierre armurier et d'Antoinette MONTAGNY. Signe à son mariage son "maître" (en apprentissage ?) Antoine BENOIT coutelier.

  1. DUSSAUZE Claude . La branche la plus fortunée dans la coutellerie des DUSSAUZE est stéphanoise au XVII e siècle, elle compte des alliances avec les FLACHAT, les BUISSON, les THOMAS, mais le patronyme est très fréquent . ON voit des Claude SAULZE dans la vallée de l'Ondaine.

  2. FELIX Antoine. Jacques FELIX marchand et Maître coutelier et Benoîte SERPOIL furent les auteurs d'une petite dynastie de couteliers locaux par leurs fils qui suivent :

- Louis FELIX, coutelier, + âgé de 98 ans le 31/08/1710 inhumé dans l'église même de Notre-Dame. IL avait testé devant le notaire DIGNARON le 11/03/1703 (Diana - Montbrison). Il avait épousé le 10/08/1648 devant le notaire BESSONNET (même dépôt) Anne MEUSNIER fille de Claude. )

- Antoine FELIX, coutelier épouse à Saint-Etienne le 19/06/1650 Marguerite COUTURIER fille de Antoine meunier du Grand Moulin (elle apporte 700 livres dont 600 en meubles et ustensiles nécessaire à la tenue de son foyer). Ils eurent notamment deux fils : Antoine FELIX, le jeune, aussi coutelier à Saint-Etienne, âgé de 30 ans, fils d'Antoine FELIX et de Marguerite COUTURIER, épouse à la Grand'Eglise de St-Et. le 10/06/1697 Marceline THOY fille de Laurent et Anne HOSPITAL. Son frère Etienne FELIX a épousé le 12/02/1699, coutelier aussi, Agathe BONTEMPS fille de Jean BONTEMPS boucher et Alix BERAUD . Antoine FELIX l'aîné, le père, me paraît remarié le 11/02/1683, maître coutelier à Denise MICHEL veuve de Nicolas COUTIER.

  1. FERRIOL Jean. Avec ce nom surgit encore une longue dynastie coutelière. Louis FERRIOL avait épousé Jeanne JACOD, soeur des couteliers Just et Jean JACOD.

Né vers 1667 Claude FERRIOL et coutelier à Saint-Etienne. Leur fils aîné, Jean FERRIOL de même profession épouse à 27 ans le 27/01/1697 Antoinette DURAND fille de + Vital et d'Antoinette JAVELLE. Veuf il épousera 22/01/1702 Benoîte JACQUEMONT. De la première union FERRIOL DURAND sont nés quatre maîtres couteliers de Saint-Etienne, de la seconde devaient naître encore au moins trois fils aussi maîtres couteliers !

De la première union Jean FERRIOL/DURAND

  • - Just FERRIOL coutelier uni une première fois le 25/02/1724 à N.D. à Marguerite DUVERD, puis.

  • - Sébastien FERRIOL marié coutelier également le 29/08/1724 Marie Anne MONMAIN .

  • - Jean-Baptiste FERRIOL, de même profession, uni successivement à Florie FAURE, puis le 8/05/1740 à Florie LAGRANGE.

  • - Sébastien FERRIOL marié le 1/09/1750 à Louise BIZALION fille d'Antoine (endogamie encore)

De la seconde union Jean FERRIOL/JACQUEMONT :

  • - Jean-Baptiste FERRIOL, maître coutelier, uni 9/01/1724 à Marie FAURE fille de Jacques.

  • - Sébastien FERRIOL marié en premières noces le 21/01/1707 à Claudine BRUNON fille de Claude (postérité coutelière FERRIOL/RICHARD) puis en secondes noces à Antoinette BADARD.

  1. FLATIN P. S'agit-il de ce Philippe FLATIN, tailleur de limes à son mariage le 19/01/1708 Grand'Eglise St-Etienne, avec Anne POMMIER ? Il est fils d'un Jean FLATIN et d'une Jeanne JOCELIN qui relève d'une tribu importante de couteliers.

  2. FRANCOIS. Le maître coutelier Guillaume FRANCOIS eut de Marie du BESSET sa femme le 13/11/1691 un fils baptisé à la Grand'Eglise de Saint-Etienne, Jean-Baptiste.

  3. GIRARD Claude

  4. GIRARD Jacques

Encore un patronyme très fréquent en Forez. Le vocable des lieux dits la Girardière à St-Etienne et aux Girards illustre le phénomène. Une branche de cette famille s'illustrera dans l'armurerie stéphanoise, avec le titre de Directeur des Magasins du Roi en sa Manufacture (Pierre François GIRARD Seigneur de Roche-la-Molière).

La branche coutelière est plus difficile à cerner. Nous voyons figurer au rôle des tailles de 1670 du Chambon-Feugerolles le coutelier Claude GIRARD pour 6 livres 14 sols et un Jacques GIRARD de même profession pour 9 livres 2 sols. Ce rôle des tailles du Chambon en 1670 nous montre quarante couteliers y exerçant une activité alors que la jurande de coutellerie s'est déplacée sur Saint-Etienne.

Un Antoine GIRARD, coutelier à Saint-Etienne marié à une Marie BREAS, dont au moins deux fils, Jean baptisé à la Grand'Eglise le 9/05/1666+ (à 8 ans le 18/06/1674) et Claude GIRARD baptisé sur la même paroisse le 1/05/1668 avec pour parrain un coutelier Claude POMMEROL.....

Un André GIRARD de la Sauvanière au Chambon eut vers 1680 de son épouse Louise DAVIER le maître coutelier Jean GIRARD marié à la Grand'Eglise de St-Et. Le 28/10/1704 à Marguerite DEVUN 17 ans fille d'Antoine et de Louise GARDE.

Nous trouvons encore une branche GIRARD alliée à la famille coutelière des FELIX, avec Jean-Baptiste GIRARD époux de Jeanne FELIX . Cette union eut postérité par :

- Jacques GIRARD baptisé le 13/05/1675 avec pour parrain et marraine Jacques GIRARD et Anne FELIX

- Jean GIRARD 23/04/1670 + inhumé dans l'Eglise de St-Et. Le 13/08 de la même année.

- Jean-Baptiste GIRARD en uni le 24/01/1696 Grand'Eglise à Françoise FAURE en présence de Jacques GIRARD et Jean CARTERON.

  1. JACOD Jean. Une fois encore patronyme très fréquent. Nous touchons là une des plus anciennes dynasties coutelières stéphanoises. Ce prénom très usité ne permet pas non plus d'assurer dans la certitude l'identification entre les couteliers Jean JACOD qui vécurent dans les règles professionnelles de la coutellerie à des époques distinctes . Nous avons donc un choix étalé dans le temps !

- L'alliance de JACOD avec les dynasties coutelières analysées (CHAPPELON comme FERRIOL) peut nous permettre de retenir Jean JACOD, coutelier + avant 1691. Jean JACOD a épousé vers 1656 de Jeanne CHAPELON, sœur du coutelier Just CHAPELON marié à Benoîte PERROTIN . Sa propre sœur Jeanne JACOD a épousé de plus le coutelier Louis FERRIOL . De cette union JACOD/CHAPELON placée sous le signe d'une endogamie qui ne simplifie pas les recherches sont issus plusieurs enfants qui tous restent par leurs activités ou leurs alliances :

  • - Just JACOD maître coutelier, épouse à 24 ans le 24/05/1669 à Notre Dame de Saint-Etienne. (Folio 4019) Marianne SERRE.

  • - Benoîte JACOD autorisée par son frère Just, épouse Etienne BADINAND fils de Simon BADINAND le 22/11/1718 autre Maître coutelier

  • - Benoîte JACOD (une autre ou la même) épouse le 22/05/1701 le coutelier Gabriel GOYET .

Autre Jean JACOD maître coutelier à Saint-Etienne est le propre neveu et sans doute le filleul (le filleul porte toujours ici le prénom de son parrain) du Jean JACOD analysé. Avec son autorisation, puisque c'est son tuteur et qu'il est orphelin, ce Jean JACOD épouse à 21 ans le 10/10/1694 Claudine DUPIN3.

Ils ont une postérité coutelière avec notamment un fils Pierre JACOD/DUPIN, maître coutelier uni à Jeanne CONDAMIN le 27/01/1717, en présence du marchand grossiste Claude PRAIRE. La coutellerie marque encore la descendance de ce dernier couple avec Françoise JACOD/DUPIN unie le 14/01/1753. (Contrat MERLATON du 23/12 précédent) au coutelier Jean DRAGON fils de Gabriel du même état.

Autre Jean JACOD, maître coutelier à Saint-Etienne, fils de Jean-Toussaint JACOD de même profession et de Jeanne HIVERT épouse le 25/06/1697 Jeanne CARTERON fille de Jean et Anne FELIX !

Autre Jean JACOD coutelier de cette ville, mais c'est bien plus tard, dans la seconde moitié du XVIII e siècle eut de Magdeleine VINCENT sa femme le 8/1/1758 un fils Jean-Baptiste ...

  1. JACQUET - Le coutelier Claude JACQUET né vers 1661 d'autre Claude JACQUET (qui sait signer à la différence de son fils) épouse St-Et. Grand'Eglise le 17/09/1685 folio 24 Françoise PELLEGRIN de + Marcelin et de Marguerite MARCHAND.

  2. JOLIVET Ant.)

Antoine JOLIVET, eut de son union avec Antoinette CHANGEON plusieurs enfants sur la paroisse de Notre-Dame à Saint-Etienne. (1675/1677). Il n'est pas qualifié dans ses actes de coutelier de profession, mais bien des couteliers locaux l'entourent lui et sa postérité : Jean GIRARD, parrain de son fils Jean le 10/03/1675. Antoine BUISSON parrain le 4/04/1677 de son fils Antoine; Louis JURINE enfin au mariage de sa fille Marie avec le forgeur Pierre MERLEY le 30/08/1699.

Son fils André JOLIVET maître coutelier épouse enfin le 13/01/1697 (N.D. folio 4890) Claudine JOCELYN d'une dynastie coutelière alliée aux VALENCIER, aux DUCHON, aux CHAPELON . Cette union JOLIVET JOCELIN est porteuse d'une longue tribu coutelière avec :

- Louis JOLIVET coutelier marié le 24/11/1718 (N.D. folio 1545) à Antoinette SAULNIER puis en l72I à Marie POLICARD (même paroisse folio 1884) .

- et autre Pierre JOLIVET aussi coutelier uni en présence de son frère Pierre JOLIVET à Claudine COULARD -DESCOS le 13/05/1722 veuve de Pierre BARRAILLE. Issu de cette union JOLIVET COULARD Claude JOLIVET maître coutelier épousera le 23/01/1753 Agathe MONMAIN. Ce Claude Jolivet figure dans les maîtres gardes de l'art de la coutellerie locale en 17304 .

-

  1. LINOSSIER Claude (ce patronyme est originaire d'Essertines sur la paroisse voisine de ROCHETAILLEE) , époux d'une Marie COTTE formule son testament devant le notaire DIGNARON (A.D.L.) le 29/09/1702. On le voit témoigner au mariage de son frère autre Claude LINOSSIER avec Dernise DUPLOMB ! Patronyme digne de la table de jurande en même matière.

  2. ODDE Claude, coutelier à Saint-Etienne eut de Louise PERRIN sa femme autre Claude ODDE, ouvrier coutelier âgé de 20 ans environ lors de son union le 23/11/1745(N.D folios 238/239) avec Jeanne REYNARD fille du coutelier Claude REYNARD et de Claudine VALENCIER .

De cette jeune union ODDE/REYNARD sont nés un fils Antoine ODE et une fille Louise ODE (écrit ODE - Cela s'est aussi écrit AUDE ce qui ne facilite pas les recherches) . Elle épouse à 24 ans (C.M. FERRANDIN notaire St-Etienne A.D.L.) Eustache BIZALION 32 ans coutelier fils de Nicolas "disparu depuis longtemps et de + Jeanne CHOMAT". (Voir BIZALION).

PALLE Hugues le plus aîné. Le patronyme est très fréquent dans l'agglomération stéphanoise. Il entoure une tribu coutelière conséquente à Saint-Etienne même.

- Maurice PALLE eut de son épouse vers 1650 Antoinette TOULON trois fils dont deux sont déclarés couteliers à leur mariage: Pierre PALLE épouse, son père +, Françoise LYOTIN fille de Benoît, Saint-Etienne Grand'Eglise 7/05/1684. Claude PALLE épouse par C.M. (BESSONNET - A.D.L.) Claudine CHALEYER fille de Denis. La profession du troisième n'est pas précisée à son union le 20/06/1685 avec Etiennette ESMOUNET fille de Jean5.

Les prénoms identifiés ici avec certitude par nos amis américains nous ramènent cependant aux tribus coutelières de la vallée de l'Ondaine et du Chambon en particulier.

Un acte notarié curieux du notaire Delaroa enregistre le 1/02/1741 les protestations communes d'un certain nombre d'habitants du Chambon contre la mauvaise répartition des impôts de la parcelle du Chambon . Hugues PALLE et autre Hugues PALLE. Nous y voyons nos chers couteliers rassemblés en une assemblée (tranchante pour le moins) : Claude PALLE, Mathieu PALLE son fils et Mathieu SAMUEL (patronyme ici étudié) etc...

On voit encore deux actes notariés nous montrant l'importance de Hugues PALLE coutelier du Chambon, époux d'une Marguerite CELLE, le Notaire Achard enregistre la quittance passée par les époux François DUSSURGET coutelier et Jeanne ORIER sa femme, d'une somme de 36 livres restant à verser sur les droits légitimes de Jeanne ORIER fille de Benoît ORIER et Marie CHAZALET aux termes de leur contrat de mariage du 4/10/1684 (les arrangements de famille sont toujours laborieux ! )..

Le 17/03/1766, le notaire Delaroa enregistre à son tour le droit accordé à Hugues PALLE coutelier du Chambon pour bénéficier en son pré de COMBERY proche de Firminy (ville toute voisine) de l'eau du béal du seigneur du lieu .

  1. PALLE Mathieu : coutelier au Chambon fils de Hugues PALLE en 1741.

  2. PERRIN Ant. le jeune paraît frère du coutelier Claude PERRIN de Saint-Etienne unie à Jeanne BONJOUR vers 1690. Il tient sur les fonts baptismaux sa nièce Jeanne-Marie PERRIN 16/09/1710 à la Grand'Eglise. Ses nièces s'établissent dans la coutellerie locale Catherine PERRIN/BONJOUR épouse Antoine PALLE coutelier fils de Jean et Marie JUTHIER le 7/02/1719 Grand'Eglise. Sa sœur Agathe PERRIN/BONJOUR épouse dans cette même paroisse le 15/07/1725 le coutelier Claude CAVE.

  3. PERRIN Barthelemy, coutelier à Saint-Etienne est témoin (DANCES notaire) le 10/01/1655 à l'union d'Antoine PERRIN faiseur de fusils, fils de Gaspard et Claudine MARTIN. L'accompagnent deux témoins Jean NESME de Troussieu à Firminy, dans la vallée de l'Ondaine, proche de Saint-Etienne et Georges PERRIN laboureur à la Jomayère, localité stéphanoise en bordure de la vallée de l'Ondaine.

  4. PERRIN Claude. Le patronyme très fréquent ici rend une identification certaine difficile. Le relevé des tailles de la paroisse du Chambon nous montre en 1670 Claude PERRIN et autre Claude PERRIN père et fils, couteliers imposés à hauteur de 20 livre 17 sols.

Pierre PERRIN et Claudine MAZENOD mariés le 10/06/1681 à Notre Dame de Saint-Etienne. (folio 706) eurent plusieurs fils lancés dans la coutellerie locale dont : Claude PERRIN coutelier à St-Etienne marié vers 1700 à Agathe BONJOUR, et frère de Jean PERRIN qui suit . Est ce même Claude PERRIN marié N.D 1721 (folio 1910) à Louise BONOT.

  1. PERRIN Jean aîné. Jean PERRIN coutelier de Saint-Etienne. Fils de Pierre et Claudine MAZENOD épouse en premières noces le 15/08/1708 Agathe REVERDUN fille de Gabriel. Veuf il se remarie le 16/06/1711 à Anne THOULIEU fille de + Jean.

  2. PERRIN Pierre le fils. A-t-on ici par un curieux paradoxe l'auteur de tous ces PERRIN avec l'époux de Claudine MAZENOD en 1681 ?

  3. PERRINET G. La tribu des PERRINET couteliers stéphanois figure nominativement dans l'inventaire dressé à la suite du décès de l'important grossiste J.Bste ALLEON en 1702 pour "quatre grosses de petits couteaux à manche de corne". Etienne PERRINET coutelier de cette ville se marie à 22 ans le 23/09/1668 à Saint-Etienne, fils de feu Pierre et Antoinette ROYET, à Jeanne BESSON fille du forgeur de gardes d'épées Antoine BESSON et de + Gabrielle DUPIN.

  4. PEYRON Jean. (phonétiquement s'est souvent écrit PERO, le curé du temps écrit ce qu'il entend) Jean PEYRON coutelier l'aîné eut de son épouse Jeanne SAIGNARD au moins trois fils, Pierre marié le 21/01/1670 ( contrat A. Desverney notaire à Saint-Etienne - la Diana Montbrison) à Jeanne de la Roche et deux fils maîtres couteliers du prénom de Jean . Jean PEYRON l'aîné, coutelier, devait épouser le 14/01/1644 (Pellissier Notaire - même dépôt d'archives) Marguerite MONTCHOVET. Jean PEYRON le jeune aussi coutelier s'unit quant à lui le 3/11/1658 (Même notaire) à Claudine RIOCREUX fille du coutelier Denis RIOCREUX et de Antoinette DUPRE.

  5. ROYET. J - Patronyme trop fréquent en FOREZ pour permettre une identification précise .

  6. SAMUEL Mathieu. Nous revoici dans les tribus coutelière de la vallée de l'Ondaine et du Chambon en particulier. On vient de mentionner à propos des Palle couteliers le curieux acte notarié du notaire Delaroa enregistre le 1/02/1741 les protestations communes d'un certain nombre d'habitants du CHAMBON contre la mauvaise répartition des impôts de la parcelle du Chambon . Nous y voyons nos chers couteliers rassemblés en une coupante assemblée à côté de Claude PALLE et de Mathieu PALLE son fils Mathieu SAMUEL... Il figure nominativement dans l'inventaire dressé à la suite du décès du grossiste J. Bste ALLEON en 1702 pour "une grosse de moyens couteaux". Le défunt lui doit 12 livres.

  7. THOMAS.Pierre "le jeune". Encore un patronyme très fréquent dans nos tribus coutelières. Nous avons le choix :

  • - Un Pierre THOMAS coutelier figure nominativement dans l'inventaire dressé à la suite du décès du grossiste J. Bste ALLEON le 5 mai 1702 ". Le défunt lui doit 27 livres 14 sols. .

  • - Pierre THOMAS, maître coutelier de Saint-Etienne, sur le point de faire le voyage de Bordeaux, révoque le testament qu'il a fait il y a sept ans environ en faveur de Just CHAPPELON autre coutelier de Saint-Etienne devant Me Mathieu Frachon Notaire. Il nomme légataires universelles deux de ses sœurs Antoinette épouse de Michel DELAROERE et Claudine épouse de Pierre REVEILLER. Il laisse aussi 5 livres à la troisième Marie épouse de Pierre THIVEL (ou THIVET).

  • - Pierre THOMAS autre maître coutelier de Saint-Etienne épouse le 5/10/1668 à St-Etienne, Jeanne CHOREL fille de Jean et Marie DUSSAUZE/FLACHAT (famille coutelière). Sept enfants naissent de cette union dont Mathieu THOMAS, coutelier uni le 6/06/1723 à Jeanne FOND.

  1. TIVET Jean. Baptiste. Le patronyme est très fréquent dans l'agglomération stéphanoise. Cette famille compte des alliances avec des tribus coutelières comme celle des MOUCHON, non recensées ici

Etienne TIVET épouse à Notre Dame de Saint-Etienne 1695 (folio 4611) Françoise RAVEL. postérité très nombreuse avec notamment : Jean-Baptiste TIVET coutelier à Saint-Etienne, uni dans cette ville le 5/09/1725 (N.D. folio 2454)à Paule CHAPELON fille de Claude et Antoinette JURINE, en présence du coutelier Just CHAPELON.

  1. VIALLETON - Il s'agit ici d'une famille des métiers du fer, de forgeurs disent nos actes de catholicité, ancêtres de l'état-civil .Certains de ses membres forgeront des lames de couteaux ou deviennent des couteliers à part entière. Il s'agit d'un clan qui a pris racine sans doute aucun au Chambon-Feugerolles. Le rôle des tailles de cette paroisse en l670 nous montre redevables de 26 livres 5 sols Denis et François VIALLETON père et fils couteliers de profession et pour la somme de 15 livre 8 sols deux couteliers répondant au nom d'Antoine VIALLETON père et fils .....

En 1700 le ménage de François et Louise DUBOUCHET (patronyme de couteliers) compte en 1700 postérité par deux fils : Antoine VIALLETON coutelier et François VIALLETON. François est déclaré "forgeur de lames" quand il épouse à St-Etienne 13/05/1714 (Grand'Eglise) Louise GIRARD veuve de Jean MICHALOT. François rapidement décède rapidement et sa veuve convole une troisième fois avec Antoine PALLE, journalier? Le 13/05/1704. Assistent comme témoins à cette troisième union Pierre CUNIT autre coutelier assisté d'Antoine VIALLETON aussi coutelier à St-Etienne les beaux frères de l'épouse

Comme on le voit on retrouve dans les témoignages recueillis la constante présence de la coutellerie de la Vallée de l'Ondaine où elle s'était concrétisée avant de se transférer à Saint-Etienne.


1 Aimable communication de J. P. HENRY - A.G.L. (A.D.L. 5 E 1812)

2 Acte de passation des pouvoirs entre les maîtres-gardes jurés de 1729 (J. Bste DU BOUCHET, By BIZALION et Pierre THOMAS (absent) à ceux de l730 (Claude PEYRET-DUBOIS, Jean Anthoine REYNARD - Claude JOLIVET et Louis PERRIN) DIGNARON notaire - A.D.L.5 E 1813 - Aimable communication de J. P. HENRY .A.G.L. -

3 L'inventaire du défunt grossiste Jean-Baptiste ALLEON dressé le 5/05/1702 (PELLISSIER Notaire - La DIANA - MONTBRISON nous montre JACOB Jean, le jeune, Maître coutelier rue du Mont d'Or, pour des petits couteaux... c'est sans doute celui- ci ...

4 DIGNARON notaire - Acte de passation des pouvoirs entre les maîtres-gardes jurés de 1729 (J. Bste DU BOUCHET, By BIZALION et Pierre THOMAS (absent) à ceux de l730 (Claude PEYRET-DUBOIS, Jean Anthoine REYNARD - Claude JOLIVET et Louis PERRIN) - A.D.L.5 E 1813 - Aimable communication de J.P. HENRY A.G.L.-

5 Relevés et analyse A.G.L.et section généalogique de la M.J.C. de FIRMINY de Madeleine CHOVET, C .QUINSON, D. TROUSSIEU. Une autre branche PALLE PALLE s'est convertie à la confection des fiches (charnières de fenêtres) à Saint-Etienne . Il s'agit d'Eustache PALLE fils du coutelier Antoine PALLE et de Claudine PERRIN, uni le 30/08/1749 à Jeanne COIGNET.

 

Michel BOURLIER
Saint-Etienne, 12.2007

 

 

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